Réforme du Baccalauréat

Suite à une demande syndicale, les organisations syndicales représentatives ont été invitées le lundi 9 décembre 2019 au rectorat dans le cadre d’une réunion de travail sur la réforme du baccalauréat.

Cette réunion présidée par M. Michel CANEROT, Secrétaire Général académique, était destinée à faire un premier bilan sur la mise en œuvre de la réforme.

Le Snec-CFTC de Bretagne vous résume ici les différents points abordés lors de cette réunion de travail avec le Rectorat de Rennes.

Premier constat sur l’académie de Rennes, sur 26900 élèves en première, 72.4% ont choisi la voie générale. La réforme des spécialités semble avoir infléchi la légère tendance à la baisse qui touchait les premières générales de l’enseignement public, depuis quelques années. L’enseignement privé, lui, restant relativement stable avec un taux de73, 4%.

Pour ce qui est de l’enseignement privé technologique, les effectifs de STI2D auront été particulièrement impactés avec une perte de 63 élèves ; les ST2S augmentant de 69 unités.

Deuxième constat, les trois premiers enseignements de spécialité les plus demandés sont les trois matières scientifiques, mathématiques (71,9% privé / 70,9% académie / 68,6% national)), physique-chimie (49,7% privé / 47,6% académie / 46,7% national), sciences et vie de la Terre (43,5% privé / 43,5% public / 42,9% national). Viennent ensuite dans l’ordre des choix les sciences économiques et sociales ; histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; littérature en anglais ; humanités, littérature et philosophie.

Dans l’enseignement privé, une comparaison du choix des séries et des combinaisons de spécialités montre qu’à la rentrée 2018, 55% des élèves choisissaient la série S ; 35% la série ES et 10% la série L. A la rentrée 2019, 39% ont choisi la combinaison maths-physique-chimie-sciences et vie de la Terre ; 25% une combinaison économique-littéraire-scientifique ; 16% une combinaison économique-littéraire ; 9% une combinaison économique-scientifique ; 6% une combinaison littéraire-scientifique.

Les 15 premières combinaisons choisies par les élèves représentent 80% des effectifs.

274 combinaisons de spécialités ont été choisies. On compte davantage de combinaisons dans le public, 235, contre 180 dans le privé, grâce à un choix de spécialités plus large.

L’académie de Rennes est l’académie qui a le plus de diversité dans les combinaisons.

Un questionnement s’impose sur les choix qui seront faits pour l’année de terminale et leurs éventuelles conséquences. On peut aussi être interpelé par les « attendus » des formations supérieures qui se font attendre. Une charte de l’enseignement supérieur devrait apparaître en janvier, les attendus au moment de paracoursup.

L’ouverture de nouvelles spécialités est d’abord un problème de ressources humaines, comme par exemple droit et grands enjeux du monde contemporain, formation d’habilitation à venir.

De nouvelles ouvertures pour la spécialité NSI (numérique et sciences informatiques) devraient se faire pour la rentrée 2020, 14 demandes dans le réseau privé. L’arbitrage se fera sur la base d’une ressource humaine déjà existante, l’ouverture d’un concours est prévue pour l’an prochain. A ce jour, la formation d’habilitation est ressentie comme « lourde » car elle doit se faire en parallèle de la poursuite des cours.

L’ouverture d’une spécialité EPS est d’abord liée à un cahier des charges précis et d’un projet pédagogique défini.

Les épreuves E3C concernent les enseignements du tronc commun et ne seront pas évalués lors des épreuves finales. Les premières épreuves concerneront l’histoire-géographie, l’enseignement scientifique (voie générale), les langues vivantes A et B, l’éducation physique et sportive et les mathématiques (voie technologique).

 

Les élèves en classe de première auront donc une première série d’épreuves qui se dérouleront de janvier à mars prochains. Ils passeront ensuite une deuxième série d’épreuves entre avril et mi-juin.

 

Même si la préconisation du ministère est « [...] la composition sur le même sujet à la même date doit être privilégiée par l’établissement », il est possible de différencier les sujets sur un même site.

 

La dématérialisation des copies sera généralisée, grâce au l’application « Santorin ».

 

Ces épreuves étant considérées comme du contrôle continu, tout enseignant peut être habilité pour la correction.

 

Une inquiétude sur le volume de correction remonte des collègues. Le volume de correction devrait être similaire au volume lié à l’enseignement habituel. Qu’en est-il de l’indemnisation de ces corrections ? Un chiffre de 50 euros circule. A ce jour, il n’y a aucune assurance du ministère sur le montant de cette rémunération.

Un sentiment de fatigue et de perte de sens remonte, lié aux nouveaux programmes à mettre en place et à l’impression d’une impréparation globale. Comment anticiper avec des informations qui arrivent au compte-goutte ?

Les groupes classes explosant, les conseils de classe de premières ont été souvent ressentis comme déstructurant pour les équipes enseignantes.

Les interrogations sur le « grand oral » resteront sans réponse. Toujours en réflexion, il n’y a aucune information précise, à ce jour, sur l’épreuve finale.

En attente du budget de rentrée 2020, le PEF 2020 devrait être présenté au GTA de janvier.

A ce jour, en fin de troisième, seuls 60% des élèves en demande d’apprentissage obtienne un contrat.

Monsieur Adil Mahmoudi, doyen des IEN du second degré, précise que la co-intervention doit être considérée comme un projet d’équipe, sans obligation d’un positionnement rigide d’heure semaine, ces heures pouvant être regroupées sur une période de l’année.